;CHAPITRE 3 : DERNIERES VOLONTES
PDV DE BELLA
twilightJe n'en pouvais plus. La douleur était trop forte. Je n'arrivais plus à la supporter. Il fallait que je fasse cesser les déchirures de ma poitrine, de mon c½ur, de mon âme. Il fallait que j'arrête cette souffrance inépuisable, cette brûlure qui me consumait de l'intérieur. Il était parti. Pour de bon, j'en étais sûre. Je restais là, à attendre qu'il revienne, en vain. Je ne savais même pas depuis combien de temps j'étais accroupie par terre à supplier pour qu'il me revienne, pour qu'il arrête mon agonie, j'avais tant besoin de lui en cet instant... D'un coup, la solution m'est apparue, comme une délivrance. Je rassemblais toutes les forces qu'il me restait et me levait. Je marchais, je marchais encore, je marchais toujours. J'avançais vers ma destiné, je venais de le comprendre. Edward ne reviendrait plus jamais. Sans lui, je n'existais plus et mon père avait quitté ce monde et il ne reviendrait pas lui non plus, alors, à quoi bon vivre ?! Je m'arrêtais. J'étais arrivée à destination. Je mis, tant bien que de mal, un pied devant l'autre, doucement, pour savourer chaque moment, chaque seconde, que j'avais passé avec Edward, qui étaient gravés dans ma mémoire, à jamais. Je me rappelais aussi de Charly et des bons moments qu'on a passé ensemble, une dernière fois avant d'aller le rejoindre. Je m'arrêtais à l'instant où mon pied sentit le vide en dessous de lui. Je pris une grande inspiration, qui me secoua de douleur au niveau de la plaie béante de ma poitrine. Je fermais les yeux. Dans mon imagination, je vis le plus beau des cadeaux que l'on puisse me faire avant de mourir : admirer le visage de mon amoureux, de mon bien-aimé, de mon âme s½ur. Je souriais. J'étais prête...
twilight- Au revoir, je t'aime.
twilightTelles furent mes dernières paroles. Et là, je sautais...
PDV D'ARO
twilightCe jour là, j'étais dans mon avion pour Seattle, je venais rendre une petite visite de courtoisie à mon vieil ami nommé Carlisle. Une fois que je fus arrivé à Forks, accompagné de Jane, Alec, Démétri et quelques gardes, nous nous dirigeâmes vers la maison des Cullen. Le chef de ce clan m'avait, il y a plus d'un an de cela, indiqué par téléphone l'endroit exacte où il logeait, avec sa famille. Je sortis donc l'adresse de ma poche, que j'avais réécrite sur un vieux bout de papier. Arrivés là-bas, nous fûmes étonnés de ne trouver personne dans la villa. Les meubles étaient recouverts de draps blancs, et aucune présence n'était détectée. C'est donc à grands regrets que nous retournions d'où nous venions, sans une explication. Sur le chemin du retour nous décidâmes de manger, car comme la ville n'était plus sous la surveillance de Carlisle, je ne voyais pas pourquoi nous allions nous priver ! Comme il faisait encore jour, nous décidions d'aller chasser dans la forêt car il y a sûrement des randonneurs, et au moins, on sera à l'abris des regards. Une fois sur place, nous avancions, sans pour autant trouver de nourriture, jusqu'à ce qu'un parfum exquis nous arriva aux narines. Nous courrions alors, moi, Jane, Alec et Démétri vers cette odeur alléchante. Quand nous arrivâmes, nous nous arrêtâmes net devant le spectacle qui s'offrait à nos yeux : une belle jeune fille se penchait dangereusement au dessus du vide, à la pointe d'une falaise. Elle semblait sourire, nous l'entendîmes alors prononcer ces quelques mots « Au revoir, je t'aime. », avec un tel amour et une telle passion, que nous n'osions même pas nous jeter sur elle pour pouvoir nous abreuver. Et d'un coup, alors que la vie était devant elle, elle sauta dans le vide, toujours avec son sourire aux lèvres.
twilight- Aro ? M'interrogea Jane, une pointe de panique dans la voix.
twilight- On ne peut pas la laisser... Rajouta Démétri, triste et fasciné par cette créature.
twilightC'est alors qu'une impulsion me poussa à aller la sauver et la prendre avec moi pour l'aider, elle qui semblait si triste, si souffrante, et pourtant avec un sourire visible. Quel était donc ce mystère ? Pourquoi a-t-elle fait ça ? Quel est son secret ?
twilight- Je m'en occupe ! Soufflais-je, en sautant à mon tour de la falaise.
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